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J’ai peur d’en parler

J'ai subi ou je subis des violences, des coups, de la maltraitance, du harcèlement, des attouchements sexuels, des viols, du racket, ...., et je ne sais pas quoi faire. J'aimerais en parler mais j'ai peur de le faire. Je ne sais pas à qui parler, quand parler, comment parler. Je peux trouver des réponses sur cette page.

Lors de violences physiques, psychologiques ou sexuelles, la peur est intense et on peut continuer à la ressentir longtemps après les faits. Lorsque ces violences se répètent, on peut se retrouver à vivre dans la peur au quotidien et dans la crainte que ces violences se reproduisent.
Souvent, cette peur empêche de parler.

On peut être inquiet des représailles, surtout lorsque l’agresseur nous dit de garder le silence. On peut avoir peur de se souvenir des choses que l’on voudrait oublier. On a peur d’avoir à nouveau peur. Ce qui pousse souvent à éviter tout ce qui est en lien avec ce que l’on a vécu : les situations, les personnes, les pensées…

Quelles que soient les raisons qui entretiennent la peur de parler, la conséquence est toujours la même : le silence nous isole. Il nous empêche d’obtenir de l’aide. La parole permet au contraire de raconter son histoire à quelqu’un d’autre et de sortir de la solitude. Même lorsque l’agresseur nous pousse au silence, il est toujours possible de parler à quelqu’un.

Lorsque quelque chose de grave nous arrive, on peut se mettre à ressentir de la gêne, un certain malaise : on a honte de ce qui s’est passé, même si l’on sait que ce n’est pas de notre faute. On peut se sentir ridicule de s’être retrouvé dans une situation où l’on « s’est fait avoir », se sentir indigne, humilié, dégoûté.

Cette réaction de honte est très courante. On a peur de ce que les autres vont penser : on se dit que si l’on raconte ce qui s’est passé, les autres vont nous juger et nous regarder différemment. On préfère alors ne rien dire.

De la même façon que la peur, la honte nous isole et maintient la douleur.


Prix « Non au harcèlement » 2015 – Académie de Toulouse - Lauréat – catégorie 4e-3e - Le projet « ne vous murez pas dans le silence » est réalisé par les élèves du collège Albert Camus de l’académie de Toulouse. www.nonauharcelement.education.gouv.fr


La parole est la meilleure façon de ne plus avoir honte : raconter son histoire permet de partager ses émotions et de se rendre compte que les autres comprennent ce qui nous est arrivé.

Souvent aussi, on a l’impression que si ces violences se sont passées, c’est que l’on doit y être pour quelque chose, que c’est en partie de notre faute. On peut avoir la sensation d’avoir fait quelque chose qui a provoqué l’agression, ou s’en vouloir de ne pas avoir réagi comme on aurait voulu.

Ce sentiment de culpabilité est aussi très courant.

On se pose alors plein de questions qui nous empêchent de parler à quelqu’un de ce qui s’est passé : comment réussir à dire lorsque l’on a l’impression d’avoir fait quelque chose de mal ? Comment les autres risquent de réagir ?

Pourtant, cette personne peut nous aider à poser un autre regard sur ce qui nous est arrivé et nous permettre de penser les choses autrement.

Parfois, on peut avoir besoin de parler dans un premier temps à quelqu'un qu'on ne connait pas, il existe des lignes téléphoniques confidentielles et gratuites qui peuvent écouter et répondre aux questions (le 119).